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Historique et raison d'être

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L’Institut d’éthique appliquée (IDÉA) de l’Université Laval a été officiellement reconnu par l’Université Laval le 6 avril 2004, avec l’adoption d’une résolution en ce sens par le Conseil universitaire. L’inauguration a eu lieu un peu moins de 8 mois plus tard, le 1er novembre 2004, le temps que soit nommé son premier directeur (Luc Bégin, 11 mai 2004) et que la première Assemblée générale de ses membres réguliers ait lieu (21 membres; 18 juin 2004). Son premier Comité de direction fut nommé à cette occasion (Lyse Langlois, Département de relations industrielles; Lyne Létourneau, Faculté d’agriculture et d’alimentation; Hubert Marcoux, Faculté de médecine; Luc Bégin, Faculté de philosophie). La première réunion de ses membres étudiants s’est tenue peu de temps après l’inauguration (13 membres; 22 novembre 2004; Yannick Vachon, étudiant en philosophie, fut le premier représentant étudiant à siéger au Comité de direction). Le Conseil d’orientation –autre organe décisionnel de l’IDÉA – était alors constitué des membres suivants : le directeur de l’IDÉA, deux autres membres du Comité de direction et les doyens des facultés contribuant aux activités de l’IDÉA (Philosophie, Théologie et sciences religieuses, Sciences sociales, Droit, Médecine). 

La volonté de créer cet institut s’inscrivait à l’origine dans un plus large projet visant à répondre à des besoins exprimés par la société québécoise : besoins de formation, de conseils, d’animation de débats publics et de recherches en éthique et, plus particulièrement, en éthique appliquée.  Au tournant du XXIe siècle, la société québécoise, comme la plupart des autres sociétés démocratiques modernes, faisait face en effet à des transformations sociales et à des questionnements qui nécessitaient une contribution accrue de l’éthique appliquée. Sous l’impulsion, d’abord, des Facultés de philosophie et de théologie et de sciences religieuses, puis des Facultés de sciences sociales, de droit et de médecine, L’Université Laval s’est positionnée afin de répondre à ces besoins au moyen d’une série d’initiatives institutionnelles interreliées :  

  • Création d’un DESS en éthique appliquée (printemps 2001; programme conjoint des Facultés de philosophie et de théologie et de sciences religieuses); 
  • Première offre des cours du programme de DESS en éthique appliquée (septembre 2002);   
  • Mise en place d’un comité mandaté par les vice-rectorats à la recherche et aux études afin de produire un rapport portant sur l’opportunité de créer un regroupement en éthique (qui allait devenir l’IDÉA), composé de Luc Bégin (Faculté de philosophie), Bernard Keating (Faculté de théologie et de sciences religieuses), René Auclair (Faculté des sciences sociales), Sylvain Auclair (étudiant au doctorat en philosophie, secrétaire du comité)  (février 2002); 
  • Création d’une Chaire de recherche du Canada sénior en bioéthique et éthique de l’environnement, 2003-2010 (titulaire : Marie-Hélène Parizeau, philosophie); 
  • Partenariat de l’IDÉA avec la revue Éthique publique (juin 2004); 
  • Inauguration de l’IDÉA (novembre 2004

L’IDÉA s’est inscrit au cœur de ces initiatives, un peu à la façon d’un pôle intégrateur permettant de regrouper les nombreuses compétences professorales en matière d’éthique appliquée dont bénéficiait déjà l’Université Laval. La perspective retenue se voulait – et se veut toujours – résolument multidisciplinaire. Avec la création de ce regroupement, il s’agissait notamment de contribuer au développement des connaissances en éthique appliquée, de favoriser la collaboration et les échanges entre les chercheurs, de créer un milieu scientifique et pédagogique favorable à la formation des étudiants et futurs chercheurs, de valoriser des projets communs auxquels soient associés ces derniers et de mettre en place des stratégies permettant de répondre aux demandes de conseils et de formation  provenant des divers milieux (organismes, institutions, comités d’éthique, etc.) intéressés par le questionnement éthique.  

À ses débuts, les activités de l’IDÉA étaient structurées autour de trois grands axes de recherche et d’intervention : l’axe Éthique, sciences et biotechnologies qui regroupait essentiellement les travaux menés dans les secteurs de la bioéthique, de la santé en général, de l’alimentation et de l’environnement; l’axe d’Éthique publique et organisationnelle, dont les travaux portaient notamment sur l’administration publique, le professionnalisme, le monde des affaires et les communications; et un troisième axe, à caractère transversal, qui se voulait complémentaire par rapport aux deux premiers axes et où se retrouvaient autant des travaux dans d’autres domaines de l’éthique appliquée que des travaux en éthique normative et en métaéthique.  

Au fil des années, des transformations ont eu lieu, de nombreux acteurs individuels et institutionnels se sont ajoutés et se sont mobilisés afin de poursuivre le mandat de l’IDÉA. Fidèle aux idéaux qui ont mené à sa création, l’IDÉA continue de se positionner comme un acteur institutionnel majeur en éthique appliquée, au service de la société québécoise.